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Petit lexique à l’usage des startups et des grands groupes

Publié le
17/1/2017
|
Keley Consulting
|
Business Model
Publié le
17/1/2017
Keley Consulting
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Business Model

Pour la grande entreprise, la startup représente le rêve impossible d’innover sans les contraintes internes (informatique, juridique, organisation). Pour la startup, le grand groupe, c’est la perspective de moyens illimités et de la notoriété instantanée. Entre ces deux mondes, la communication est cependant loin d'être aisée.

Une fois l’euphorie du premier rendez-vous passée, un long chemin de croix attend la startup. Dans l’aventure, elle risque de s’épuiser à courir après des chimères. La première condition du succès, c’est déjà de se comprendre car les mots n’ont pas toujours le même sens.

Souvent jeunes et peu formés au contexte des grands groupes, les entrepreneurs s’exposent à de cruelles déceptions en prenant au pied de la lettre le discours de leurs interlocuteurs.

Petit lexique à l’usage des startups et des grands groupes

A contrario, le langage des entrepreneurs peut paraître obscur pour le cadre de grand groupe formaté par des années de culture maison. Les startupers ont les défauts et les qualités de leur jeunesse. Capables de beaucoup mais pas toujours réalistes.

Petit lexique à l’usage des startups et des grands groupes

Travailler ensemble, c’est possible !

Avec des succès variables, les grands groupes ont commencé à apprivoiser les startups. La réussite passe par un accompagnement, du savoir-faire, et aussi de la patience.

Définir un cadre éthique est une condition sine qua non du succès. Soyons francs, l’open innovation peut virer à l’arnaque. Certaines entreprises vampirisent les idées et l’énergie des startups, en imposant des collaborations totalement asymétriques.

Témoin de cette expérience, le site Ligne-en-ligne qui raconte : "Une chaîne de télévision bien connue nous a demandé de créer un programme de coaching complet avec une marque dédiée. En échange, nous aurions bénéficié de quelques publicités télé à 3 heures du matin. Ils voulaient aussi la propriété de notre code. Nous avons décliné évidemment, comme tous nos concurrents à qui ils ont essayé de faire le coup". Ces approches sont évidemment vouées à l’échec.

Un médiateur peut se révéler utile

Nommer un médiateur, à l’image de ce qu’a fait l’incubateur "Orange Fab France" est aussi décisif. Son rôle sera de porter la bonne parole en interne. Il doit aussi protéger les startups contre la grande entreprise qui risque de les étouffer sous son poids. Le médiateur doit pousser les équipes internes à travailler plus vite. Il doit aussi cadrer leurs exigences afin de s’adapter aux moyens forcément limités de la startup.

Ces conditions réunies, l’open innovation peut réellement s’avérer gagnant et pour l’entreprise et pour la startup. A condition de savoir se parler.

Auteur : Pierre Guimard, Directeur Associé, Keley Consulting

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