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La confusion des termes et des métiers de l’UX design

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HalGatewood.com sur unsplash.com

UX designer, UI designer, UX/UI, UI/UX, ergonome, UX strategist, Consultant UX, CX manager, Product designer, UX researcher, Service designer et j’en passe… Le sens de ces termes est parfois différent d’une personne à une autre, et même parfois d’un designer à un autre.

Mais finalement qui fait quoi ? Est-ce que le profil UX/UI fait plus d’UX que d’UI (si UI/UX existe…) ? Mais a-t-on même encore le droit de faire juste de l’UI sans penser ergonomie et parcours ? Ou est-ce nécessaire de spécifier UX lorsque l’on travaille sur des interfaces ?

Le problème vient selon moi de la méconnaissance de nos métiers d’une part, et du fourre-tout que ce terme est devenu pour essayer de répondre à des demandes client impossibles. Est-il en effet raisonnable d’avoir en une seule et même personne : un expert en recherche utilisateur qui aurait fait de la sociologie, un consultant capable de mener à bien des ateliers métier avec des gens du CoDir, mais qui pourrait aussi designer les écrans d’une appli mobile quali, sexy ET qui répondent aux besoins des clients qu’il aurait préalablement étudié ? Les designers, comme d’autres profils, ont adapté leur discours (et leur CV) pour répondre à cette demande. Mais dans les faits, si certaines personnes sont parfaitement capables de cumuler et maîtriser plusieurs expertises, les mix de compétences cachent aussi parfois certaines incompétences.

Cet article est une tentative personnelle d’éclairer un sujet sensible, mais au combien important, car il touche de plus en plus de métiers. J’espère apporter ici une réflexion qui participe au débat, sans avoir la prétention d’être définitive, mais plutôt ouverte à discussion. Reprenons les fondations.

Qu’est-ce que l’UX ?

UX veut dire User Expérience. L’UX comprend donc l’ensemble des aspects qui impactent l’expérience d’un utilisateur : ce qui comprend le service qu’il utilise autant que sa forme (ou interface), ne se limitant pas à l’instant pendant lequel il utilise ledit service, mais également tout ce qui lui est lié (ie. service client, rappels, etc.).

Designer une expérience pour un utilisateur (ou un client) revient donc à se pencher sur des usages, des besoins et du contexte, pour imaginer des solutions (digitales ou non) qui permettraient de lui rendre la vie plus agréable. Cela prendrait alors en compte :

  • La recherche ou études comportementales et l’analyse (UX research) ;
  • La résolution de problème, la conception de parcours et de fonctionnalités ;
  • L’ergonomie (pour les IHM), incluant l’architecture de l’information et la conception de l’interaction ;
  • La conception visuelle ou « UI » (pour les IHM)

Il va de soi qu’une expérience client qui fonctionne dans la durée est également une expérience client qui est rentable pour celui qui la délivre. C’est pour cela que l’on a besoin d’UX strategists avec une approche macro de l’UX Design, prenant en compte l’ensemble des besoins et des contraintes pour atteindre les objectifs business. Sa mission consistera aussi, entre autres, à mettre en place des KPI UX pour évaluer les ROI. Vincent Pillot suggérait d’ailleurs lors d’une discussion LinkedIn qu’il serait intéressant de commencer à comparer le nombre d’utilisateurs rencontrés en phase de recherche et le ROI.

En réalité ce métier d’UX strategist à la dénomination « pimpée » ne serait-il pas le métier de consultant, qui a (fort heureusement) depuis quelques années, enrichi son approche de méthodologies user centric ?

Quoiqu’il en soit, on comprend ici que l’UX est un domaine qui a plusieurs facettes. Ce qui implique que lorsque l’on cherche un talent, il ne peut pas être expert de l’ensemble de la chaîne de métier (sinon, est-ce encore un expert ?).

Des confusions courantes

C’est compliqué de simplifier ce sujet tant les confusions sont nombreuses en termes de périmètre et de définition des métiers de l’UX. En voici quelques-unes :

  • UX = Maquettes fonctionnelles // UX = noir et blanc
  • UI = Mettre de la couleur // « les UI ce sont des artistes »

Et puis comme ce n’est pas très clair, on voit aussi le terme UX/UI (pour être sûr de tout couvrir ? dans le cas où l’on n’est pas très bon en UI ?) ou encore : UI/UX, quand, à l’inverse, on a des lacunes en UX ? Je pense en réalité que le terme UX/UI est souvent utilisé par les entreprises pour traduire un besoin de graphiste web, reste à déterminer ensuite avec le client quelle partie de ce projet est concernée par le besoin.

Comme les entreprises manquent de repères, on se retrouve avec des besoins en UX avec la description ci-dessous pour un product designer junior (je ne citerai pas l’entreprise, mais c’est bien réel) :

Offre d'emploi pour poste de product designer junior
Offre d'emploi réelle pour un product designer junior

Au moins, ce junior product designer est certain de ne pas s’ennuyer 😉

Le sujet vous intéresse ? Découvrez-en plus sur :

Segmenter les activités pour combler les besoins

Il est à noter que selon chaque parcours, les compétences varient, fonction de l’appétence et des sensibilités. On ne peut pas mettre les gens dans des cases et le métier d’UX design est trop vaste pour être segmenté de manière puriste.

Rafaël Yharrassarry a d’ailleurs rédigé un article il y a plusieurs années sur les compétences UX et modèle en T dans lequel il présente une réflexion autour des domaines de compétence UX (orienté web) qui n’a pas forcément vocation à être entièrement maîtrisé par les designers, mais nécessite à minima des connaissances plus ou moins avancées sur un ensemble de domaines. Ainsi, ce modèle permettrait de scanner l’ensemble des compétences existantes ou à compléter pour répondre à un besoin (ou compléter une équipe).

Compétences UX et modèle en T par Raphaël Yharrassarry
Modèle en T développé par Raphaël Yharrassarry pour présenter les compétences UX

Les designers sont souvent par nature des gens curieux qui n’aiment pas les cases. Ainsi, certains UI auront des compétences en UX, d’autres plutôt techniques. De même, certains auront des facilités pour étudier les comportements sans pour autant se sentir à l’aise sur la réalisation de wireframes.

Chez Keley, sans prétendre avoir résolu le problème, nous avons opté pour une organisation qui clarifie et segmente les compétences de gens qui travaillent main dans la main pour créer des expériences.

Cependant, ce qui compte avant tout, c’est l’envie drivée par la curiosité de nos collaborateurs. Voici une représentation de nos métiers :

  • Consultants UX (= product design ; = service designer)

=> Benchmarks, cadrages et montée en compétence sur l’UX Research & les ateliers de co-conception / d’idéation

  • UX Researcher

=> Spécialiste de la recherche (quali & quanti) + Analyse + Évaluation (tests utilisateurs sous toutes leurs formes)

  • UX designer (produits ou interfaces)

=> Lead ateliers de conception + User flow + Design fonctionnel (parcours digital, architecture de l’information et wireframes)

  • UI designer

=> Direction artistique (benchmark graphique et moodboards), design graphique de l’interface (guidelines visuelles + rigueur technique et contraintes d’intégration) + Design d’interaction + Tests Utilisateurs sur l’aspect visuel + Recette graphique.

Alors oui, nous avons aussi des UX/UI, mais en général, ils sont plutôt juniors, formés au design, et sont capables de réaliser des interfaces. Mais ils ont encore besoin de développer leur vision. À terme, ils choisissent une majeur et donc une direction plutôt analyse & parcours ou plutôt graphique & interactions.

Cette organisation représente à la fois le savoir-faire de nos profils et répond aux besoins de nos clients. Et pour nous, c’est le principal.

Finalement, l’UX ce n’est pas qu’une affaire d’écrans, même s’ils sont souvent le produit final.

Karin Jouanno

Directrice Associée & lead Design de services & UX chez Keley Consulting

Experte en UX et UI, et adepte du design thinking, Karin a notamment travaillé pour Orange, Renault, Axa, Allianz, ainsi que pour des startups innovantes telles que Cureety.

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